Lectures

La Cousine Bette – Honoré de Balzac

Ce semestre, pour la Fac, j’étudie La Cousine Bette de Balzac. Cette lecture m’a agréablement surprise, et j’ai donc décidé d’en parler sur le blog.

Je dois avouer que j’ai lu très peu de Balzac. J’avais tenté de lire Eugénie Grandet il y a quelques années, mais n’avais pas du tout accroché au style de l’auteur, et avais abandonné le roman au bout de quelques pages. Je reconnais que je n’étais sûrement pas une lectrice aussi assidue qu’aujourd’hui. De plus, c’était une lecture personnelle, et rien ne m’obligeait à continuer. J’ai commencé La Cousine Bette dans l’optique que je devrais finir coûte que coûte dans le cadre de mon cour. Finalement, cela est passé tout seul, et j’avais même hâte de connaître la suite. Cette lecture m’a réconcilié avec le style de Balzac, que j’ai même trouvé facile à aborder. (Je me demande ce que je penserais aujourd’hui d’Eugénie Grandet si jamais je lui redonnais une chance).

Mais La Cousine Bette, cela parle de quoi ? Ne vous laissez pas piéger par le titre, cette très cher Lisbeth Fischer, surnommée Bette, n’est pas l’héroïne de ce roman. Elle est plutôt le personnage central, autour duquel gravitent d’autres personnages dont on va suivre l’histoire. La Cousine Bette, c’est une histoire de vengeance : celle d’une vieille fille de la campagne qui jalouse sa riche cousine la baronne Hulot, jusqu’à jurer de détruire tout le bonheur de cette famille fortunée. Pour cela, elle s’allie à Valérie Marneffe, une bourgeoise ambitieuse et croqueuse d’hommes.

Le point fort de ce roman, ce sont ses personnages. Balzac peint une galerie de portraits drôlement réalistes, et nous les fait admirer d’un point de vue assez ironique. Le personnage de Bette est une perle : véritable vieille fille aigrie et haineuse, elle complote dans le dos des gens et devient l’un des personnages les plus hypocrites et manipulateurs que je n’ai jamais lu. Elle n’hésite pas à pousser le Baron Hulot dans les bras de Valérie pour briser le cœur de sa cousine et causer la ruine de la famille. Car Valérie pompe allègrement l’argent de ses amants. Les hommes dans ce livre sont tous dépeints sous un jour moqueur : perdant leurs moyens devant cette jolie courtisane manipulatrice, l’amour les rend complètement idiots. Je pense surtout au Baron Hulot, qui sacrifie tout à sa maîtresse en laissant dépérir sa propre famille, même lorsqu’il apprend plusieurs fois que Valérie le trompe. Sérieusement, c’est la première fois que j’avais autant envie de gifler un personnage. La Cousine Bette dépeint sous un jour cruel la fin de la vieille aristocratie autant que le ridicule des nouveaux riches et leur ambition. C’est avec grotesque et ironie que Balzac écrit sur cette famille en décomposition, rongée de l’intérieur par ce parasite qu’est Bette.

C’est donc un roman que je vous recommande, si jamais vous voulez découvrir cet écrivain ou élargir vos classiques. Et vous, quel roman de Balzac préférez-vous ?

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