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[Chronique express] The Surface Breaks de Louise O’Neill : une réécriture féministe de La Petite Sirène

Bonjour tout le monde ! Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de ma dernière lecture. Il y a quelques temps, j’ai craqué sur la magnifique couverture de The Surface Breaks. Louise O’Neill signant ici une réécriture de La Petite Sirène, un de mes contes favoris, je me suis plongée au cœur de ces pages.

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Babelio 

Tout au fond de la mer froide et tempétueuse, Gaia est une sirène rêvant de liberté loin de son père autoritaire. Lors de sa première sortie à la surface, le courant l’emporte vers un jeune homme humain. Gaia va alors rêver de rejoindre son monde insouciant, mais à quel prix ? Que devra-t-elle sacrifier pour trouver sa voix ?

Cette réécriture est assez fidèle au conte d’Andersen, mais privilégie l’action et le développement des personnages aux belles descriptions de l’auteur danois. Fini donc les magnifiques passages sur le fond marin et le jardin de la petite sirène, mais bonjour aux personnages trouvant enfin un nom et une histoire propre à eux. Louise O’Neill choisit de développer les liens de famille, que ce soit sous les eaux ou à la surface, et intègre un mystère participant au parcours de Gaia : le secret d’une mère disparue. Elle emprunte également quelques éléments à la version de Disney, notamment dans l’apparence de l’héroïne, mais pas que.

Mais la grande force de ce roman, c’est son message féminisme. Contrairement au conte original, on peut très bien comprendre pourquoi Gaia veut à tout prix quitter son royaume sous-marin. Dans son monde, les femmes sont cantonnées au rôle d’épouses dociles et silencieuses. Dans cette société de l’apparence, malheur à celles qui osent être « laides ». Et si un homme vous choisit, même s’il a le triple de votre âge, vous n’avez pas d’autre choix que de devenir sa « chose ». Franchement, cette vision m’a fait froid dans le dos. D’ailleurs, le père de Gaia, qui aime exhiber ses filles pour leur beauté, m’a rappelé un certain président américain lorsqu’il confie qu’il aurait bien couché avec la petite sirène si celle-ci n’avait pas été sa fille. Mais le monde des humains, où Gaia espère trouver refuge, serait-il l’échappatoire dont elle a tant besoin ?

Par sa plume et ses engagements, Louise O’Neill s’approprie complètement La Petite Sirène, pour une merveilleuse lecture. J’espère vraiment que cette auteure arrivera à se faire connaître en France (son roman Asking for it a déjà été traduit sous la titre Une fille facile), et que The Surface Breaks sortira un jour chez nous.

7 réflexions au sujet de “[Chronique express] The Surface Breaks de Louise O’Neill : une réécriture féministe de La Petite Sirène”

  1. Bonjour :3

    Cette lecture m’a l’air intéressante ! Utiliser le conte de cette façon est une chouette idée. ‘ ^ ‘
    Du coup, tu l’as lu en langue anglaise, c’est cela ? C’est un anglais (américain ?) accessible ou un peu plus élevé/littéraire ? (je suis à l’aise, mais j’aimerais avoir une petite idée ^^)

    Et parce que je n’ai pas pu te répondre à ton commentaire plus tôt je suis désolée : je te remercie ‘³’ ♥ Et bonne année à toi ! Puisse t-elle t’être synonyme de bonnes choses :3

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou ! 🙂
      Oui, je l’ai lu en anglais. Pour ma part, j’ai trouvé cela accessible, car la plume de l’auteure est très fluide et n’utilise pas un vocabulaire trop compliqué. Si tu es déjà à l’aise, je pense que ça t’ira parfaitement 🙂

      Aimé par 1 personne

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