Lectures

Le Sorceleur T.3 & T.4 – Andrzej Sapkowski

Attention, cet article contient des spoilers sur les deux premiers tomes de la saga, mais aussi par extension sur la saison 1 de la série Netflix !

Bonjour tout le monde ! Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des troisième et quatrième tomes de la saga Le Sorceleur, d’Andrzej Sapkowski.

(Oui, je sais on parle beaucoup du Sorceleur sur le blog, mais je suis vraiment à fond dans cette série hi hi)

Mon avis sur le Tome 1Mon avis sur le Tome 2

Titre : Le Sang des Elfes (Tome 3) & Le Temps du Mépris (Tome 4)

Auteur : Andrzej Sapkowksi

Éditeur : Bragelonne

Pages : 379 (Tome 3) & 410 (Tome 4)

La jeune princesse Ciri est l’unique survivante du royaume de Cintra. Alors qu’elle tente de fuir la capitale, elle croise le chemin de Geralt de Riv, qui la prend sous son aile et la conduit à Kaer Morhen, l’antre des sorceleurs. 

Initiée aux arts magiques, Ciri y révèle sa véritable nature et l’ampleur de ses pouvoirs, qui attirent bien des convoitises: un mage mystérieux est prêt à affronter le sorceleur afin d’atteindre sa protégée…

Pour cet article, j’ai décidé de vous parler de ces deux tomes ensemble car leur intrigue se déroule dans une continuité parfaite, si bien qu’ils pourraient être un seul et même roman. De plus, les événements du tome 3 ne me paraissait pas assez denses en eux-mêmes pour être traités séparément (ce qui n’est pas du tout un point négatif, attention !) Donc ce n’est pas du tout car je n’avais pas le temps d’écrire pour le blog ces derniers temps. 

On quitte donc le format recueil de nouvelles pour le format romanesque. Même si j’appréciais beaucoup la forme courte, je trouve la division par chapitres préférable pour la tournure que prend ici l’intrigue. Contrairement aux nouvelles dispersées dans le temps, les péripéties s’enchaînent ici de manière plus continue. C’est également l’occasion de diversifier les points de vue. Si nous retrouvons notre bon vieux Geralt comme narrateur, cette place passe également à des têtes familières comme Jaskier ou Ciri, mais aussi à de nouveaux personnages. J’aime tout particulièrement la volonté de l’auteur de faire parler les gens du peuple. Ainsi, nous croisons parfois un narrateur pour un unique chapitre, nous faisant à la fois découvrir la richesse du monde du Sorceleur, mais aussi un point de vue extérieur sur l’intrigue. Du genre la grande Histoire vue par les profanes.

Parmi ces personnages, nous retrouvons une galerie de femmes hautes en couleur. C’est ce que j’apprécie dans cet univers : l’auteur ne cède pas au prétexte de l’inspiration moyenâgeuse pour mettre le sexe féminin du côté, bien au contraire ! Outre le personnage de Yennefer, que j’adore toujours autant, nous faisons la connaissance de nouvelles arrivantes, magiciennes pour la plupart. Je pense notamment à la réunion de Thanned, où la plupart des mages du Continent sont réunis. Ce bal est à la fois un prétexte à un huis-clos haletant sur fond de politique, de complots et de magie, mais aussi à nous présenter des femmes plus intéressantes les unes que les autres.

– Je ne voudrais pas qu’il t’arrive malheur. Je t’apprécie trop, je te suis trop reconnaissante pour…

– Voilà que tu recommences. Pourquoi donc m’es-tu reconnaissante, Yennefer ?

La magicienne détourna la tête et observa un long silence.

– Vous avez voyagé ensemble, fit-elle enfin. Grâce à toi, il n’était pas seul. Tu étais son compagnon de route. Tu étais avec lui.

Je pense notamment à Triss Merigold. Si j’avais un peu plus de mal par rapport à son rôle dans les jeux (je n’approuve pas certains de ses choix par rapport à Geralt et les cachotteries qu’elle fait dans le dos de sa meilleure amie Yennefer), je l’ai adoré ici. Alors certes elle n’est pas parfaite (bon sang on n’utilise pas la magie pour mettre quelqu’un dans son lit. Le consentement, tu connais ?), mais au moins la narration ne prétend pas le contraire. Non, ce que j’ai aimé avec elle c’est son point de vue féminin sur la situation, et son attachement envers la jeune Ciri. Elle seule sait ce que la jeune fille est en train d’endurer (oh, le bonheur des premières règles !) et les scènes où elle explique à les problèmes d’une adolescente à des sorceleurs gênés m’ont bien fait rire !

Parlons-en de Ciri. Apparue dans le tome 2, personnage central de la saga, elle a ici droit à son propre point de vue. Son temps de narration est égal à celui de Geralt, peut-être même plus. Après tout, elle se forme pour devenir une Sorceleuse, alors de ça au titre de la saga, il n’y a qu’un pas. Nous suivons donc la petite Ciri lors de sa formation à Kaer Morhen avec les autres Sorceleurs, les troubles de son passé, les premiers émois de la puberté… J’ai beaucoup aimé sa relation père-fille avec Geralt, mais aussi le lien fusionnel et touchant qu’elle va créer avec Yennefer. Au cours de ces deux tomes, nous allons voir Ciri grandit et s’endurcir au cours des différentes épreuves qu’elle va devoir traverser. Et croyez-moi, c’est une dure à cuir !

+ Une intrigue palpitante dans un monde de fantasy

+ Des personnages féminins forts au coeur de l’intrigue

+ Ciri, une héroïne en devenir

Ma note :

4,5

 

Voilà pour mon avis sur ces tomes. Je vous retrouve très bientôt pour la suite, c’est promis !

Bonus :

La plus belle 🙂 

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