Ecriture, Interview d'auteur

Rencontre avec une éditrice : Sandy Ruperti de Magic Mirror Editions

Bonjour tout le monde ! Je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle interview. C’est un rendez-vous que j’adore prendre depuis bientôt deux ans, en compagnie de merveilleuses autrices, et je l’élargis cette année au monde de l’édition. Et qui d’autre aurait pu inaugurer cette série d’interview que Sandy Ruperti, la fondatrice de Magic Mirror Editions ? Si vous voulez en savoir plus sur cette maison d’édition, son fonctionnement et le parcours de Sandy, alors vous êtes au bon endroit !

Bonjour Sandy et bienvenue sur le blog ! Je te remercie de m’accorder cette interview 🙂

Bonjour Nina ! Merci à toi de m’accueillir sur ton blog, je suis honorée de répondre à tes questions. C’est un exercice un peu nouveau pour moi ☺

Peux-tu te présenter en quelques mots et revenir sur ton parcours professionnel jusqu’à aujourd’hui ?

Je m’appelle Sandy, j’ai 29 ans et depuis toujours je suis passionnée par les mots et les histoires qu’ils portent. Avant même de savoir lire, je quémandais des histoires à mes parents : ma mère me lisait les contes classiques et mon père me faisait découvrir l’Ancien Testament (j’ai très vite développé une fascination dévorante pour les momies et les pharaons). A mes yeux, savoir lire était le summum de la classe. Je me souviens avoir passé des courses entières, dans le caddie, à faire semblant de lire des livres piochés au rayon librairie :p. Dès que j’ai enfin su lire, je me suis mise à faire la lecture à ma mère.

En ce qui concerne mon parcours, après un Master Recherche en imaginaires et genèses littéraires, j’ai créé Magic Mirror éditions, une petite maison d’édition indépendante qui revisite les contes de fées. En parallèle j’ai été libraire, puis j’ai travaillé en bibliothèque. En 2019 j’ai définitivement quitté le salariat pour vivre de ma passion. Aujourd’hui, je partage mon emploi du temps entre mes activités d’accompagnement pour les auteurs (en freelance) et Magic Mirror (en bénévole passionnée).

Discutons de tes goûts littéraires : as-tu un genre préféré ? Au contraire, un genre qui n’est pas du tout ta tasse de thé ?

Quand j’étais enfant et adolescente, j’étais portée par une boulimie de lecture qui me faisait lire absolument tout. En vieillissant mon temps de lecture-plaisir s’est réduit (snif) et j’ai dû affiner mes goûts pour consacrer mes petits créneaux à des livres que j’aimais vraiment. Du coup, je dirais sans hésiter la fantasy. C’est mon genre doudou, celui dans lequel je me retrouve et me sens bien. 

En revanche je déteste les polars. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, je tenais le rayon polar quand j’étais libraire, du coup j’en lisais pour savoir ce que je vendais. Mais non, impossible d’accrocher. 

Le compte Instagram de Sandy

Si tu ne devais choisir qu’un seul livre, lequel serait-ce ? Un seul auteur ? Un seul personnage ?

Mais c’est terriblement dur comme question ! S’il ne devait rester qu’un seul livre, je pense que je choisirais Les Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar. C’est un des rares romans que j’ai relu plusieurs fois. A chaque fois j’en sors bouleversée et à chaque fois, j’y trouve un enseignement nouveau. Je pense que c’est un livre dont je pourrais me satisfaire toute ma vie. 

Pour l’auteur, je dirais Barjavel. L’Enchanteur et La Nuit des temps font partie de mes romans préférés de tous les temps et je sais que j’ai encore beaucoup de merveilles à découvrir de cet auteur. 

Pour le personnage, longtemps j’aurais répondu Hermione Granger. Elle a été à la fois mon modèle, mon ambition et ma rivale quand j’étais petite, elle a accompagné toute mon enfance et mon adolescence, et je pense que je me suis construite en partie grâce à elle. Aujourd’hui, cependant, je dirais Yennefer de Vengerberg, de la saga The Witcher. J’ai rencontré ce personnage il y a 9 ou 10 ans, quand j’ai plongé dans Le Sorceleur pour la première fois, et je crois que j’en suis tombée amoureuse. Elle dégage quelque chose de si fort ! Elle est fragile et puissante, sensuelle et forte, indépendante mais amoureuse, elle a des failles et des défauts. Elle me fascine encore aujourd’hui. J’ai été touchée par son envie irrépressible mais empêchée de devenir mère, sans savoir que quelques années après j’en trouverai un écho dans ma vie personnelle. C’est probablement le personnage féminin dont je me sens le plus proche.

Sur ce blog, j’adore faire découvrir des nouvelles merveilles à mes lecteurs. As-tu un dernier coup de cœur à nous conseiller (livre, film, série…) ?

Mon dernier coup de cœur en date, celui qui me parle encore et m’appelle, c’est Le Chant d’Achille de Madeleine Miller. Quelle merveille que ce petit roman (dont tu parles si bien 😉 )

Tu as fondé Magic Mirror Editions en 2016. Peux-tu revenir sur la genèse de ce beau projet ?

Après mon Master, j’ai pris une année de pause pour faire un Service Civique et préparer mes demandes de subvention pour une thèse, dans l’idée de rentrer en doctorat l’année suivante. Mais rien ne s’est passé comme prévu ! J’ai détesté ma mission de Service Civique au point de finir par démissionner, d’une part. J’ai donc eu assez de temps libre pour m’adonner à une activité qui me faisait de l’œil depuis un moment. : la création de vidéos littéraires, avec pour objet les contes de fées (un univers que j’avais beaucoup travaillé en Master). De l’autre côté, après quelques mois de travail, j’ai proposé mon projet (une étude sur le traitement littéraire des monstres marins) au directeur de thèse que je visais. Et là, la douche froide. Mon sujet ne l’a pas convaincu. J’ai tellement été déçue et vexée sur le moment que j’ai tout abandonné et que je me suis jetée à corps perdu dans un projet que, justement, tous mes profs de fac m’avaient conseillé d’oublier : créer ma maison d’édition.

Magic Mirror a une ligne éditoriale très précise, puisque vous publiez uniquement des réécritures de contes. Ce choix a-t-il toujours été une évidence ?

Oui dès le début cette ligne éditoriale s’est imposée. Au moment de dessiner les contours de Magic Mirror, j’étais en plein dans cette frénésie des analyses de contes pour ma chaîne Youtube. Et je ne voulais pas lancer une énième maison de l’imaginaire sans ligne plus précise, je voulais, à mon humble échelle, apporter quelque chose au paysage éditorial français. Je voulais que mon projet ait un sens concret et une réelle vision. Les contes se sont imposés dès les premières secondes.

Le site de Magic Mirror Editions

Comment se faire une place dans le paysage éditorial français, quand on est une maison d’édition indépendante, issue de la SFFF (Science-Fiction, Fantasy, Fantastique) ?

En ramant un peu ? haha. C’est compliqué quand on est une petite maison qui se lance pour être prise au sérieux. Donc il a déjà fallu se bâtir une réputation et ça, il faut attendre d’avoir quelques titres au catalogue pour que ça prenne. De l’autre côté, quand on a un tout petit budget communication, il faut trouver des alternatives. Les premiers mois je passais un temps fou à démarcher les petites librairies indépendantes pour jouer les diffuseurs et présenter notre catalogue (je me souviens même avec écrit des dizaines de longues lettres à la main en me disant que ce serait gage d’implication xD). Aucune n’a jamais acheté un de nos livres. J’ai vite compris que je perdais du temps et de l’argent à vouloir faire comme les « grands ». Alors on a tout misé sur les réseaux sociaux et le bouche à oreilles qu’il peut engendrer. La constance et les années ont fait le reste (et aujourd’hui on vend en librairie sans devoir les démarcher :p).

En 2022, Magic Mirror Editions entame sa sixième année. Avec le recul, de quoi es-tu la plus fière ? Que changerais-tu si tu pouvais retourner dans le passé ?

Il y a tellement de choses qui me rendent fière ! Le fait que des lecteurs nous suivent depuis notre première publication (on vous voit ^^), l’ambiance derrière le miroir et les liens qui se sont tissés, notre tout récent recueil illustré (un rêve qui a pris forme !), mais je crois que ce qui me rend le plus fière, c’est quand un auteur ou une autrice nous dit qu’il ou elle a écrit son roman pour Magic Mirror. C’est tellement gratifiant et émouvant de me dire que si MME n’existait pas, si ce prof n’avait pas refusé de devenir mon directeur de thèse, peut-être bien que cette histoire-là n’aurait pas existé. Cela donne tellement de sens à ce que je fais. 

Ce que je changerais ? Certains choix stratégiques que je n’ai pas fait par peur de ne pas avoir l’air sérieuse. Je pense notamment à la POD : si j’avais opté pour cette option dès le début, bien des heures sombres nous auraient été épargnées. La maison était au bord de l’asphyxie quand on a basculé sur l’impression à la demande et sans elle, MME serait probablement fermée à l’heure qu’il est.

En tant qu’éditrice, qu’attends-tu d’un roman ? Et plus précisément, d’une réécriture de contes ? Y a-t-il des erreurs à ne surtout pas commettre ?

Je crois que j’attends avant tout d’être emportée par un récit et ses personnages. Quand je lis un manuscrit, parfois il y a un moment où je déconnecte de mes considérations d’éditrice et où j’ai juste envie de dévorer le roman. C’est le signe que la magie opère chez moi. 

Pour ce qui est des réécritures en particulier, j’attends surtout qu’elles soient réfléchies et que ce ne soit pas « juste » des clins d’oeil au conte d’origine. On cherche des romans qui proposent de nouvelles interprétations autour des questions et des grands thèmes que soulèvent le conte original revisité. (Mais soit dit en passant, des romans qui ne font que des allusions et des clins d’œil aux contes peuvent être excellents, ce n’est juste pas ce que l’on recherche).

C’est difficile de trouver une erreur à ne pas commettre quand il s’agit d’écriture : parfois des procédés que tout le monde déconseille peuvent s’avérer merveilleux dans un contexte bien particulier, l’alchimie d’un roman cela recèle toujours un peu de magie. Par contre, à titre personnel j’attache une grande importance aux personnages : j’ai besoin qu’ils me passionnent pour avoir envie de plonger dans une intrigue. Je trouve aussi que le style est aussi important que le fond. Je vais avoir du mal à poursuivre un texte si je bute sur chaque phrase en cherchant des formulations plus jolies ou plus appropriées.

On te trouve sur les réseaux sous le pseudonyme de Wonder Factory (anciennement Le Carnet Enchanté). Blog, chaîne YouTube, compte Instagram, Podcast… Ce petit monde d’écriture et de lecture est devenu ta marque de fabrique. Aujourd’hui, quel regard portes-tu sur la Sandy d’autrefois ?

Oh mais quelle question difficile ! 

Je pense que je la trouve un peu trop naïve et prompt à s’embourber dans ses bonnes intentions. Son envie de bien faire et son besoin de faire ses preuves vont lui jouer des tours. Elle a beaucoup souffert du syndrome de l’imposteur. J’ai envie de lui dire de s’accrocher, qu’elle va traverser des moments sombres mais que le soleil brillera toujours de l’autre côté. Qu’elle est à sa place et qu’elle ne doit pas en douter. Qu’elle doit oser la prendre cette place. Des moments merveilleux l’attendent. 

Après avoir tenté les ateliers d’écriture, tu offres tes services de bêta-lecture et d’alpha-lecture sur ton site. Peux-tu nous expliquer en quoi l’un et l’autre consistent ?

Alors, pour les bêta-lectures les auteurs qui me contactent sont des écrivains qui ont terminé leur roman. Cela peut-être un premier jet ou une version plus travaillée. On discute de leur projet, de leurs difficultés éventuelles, de leurs attentes. Puis je lis le texte, je prends des notes sur le vif qui témoignent de mes réactions à la lecture. Je relève les répétitions, les tournures de phrases à retravailler et tout ce qui a besoin d’être souligné. Une fois le texte lu, je me pose et je rédige une synthèse plus analytique.  En fonction des besoins du roman j’y parle des personnages, du rythme, du traitement des grandes thématiques, des enjeux … Je liste les axes d’amélioration possibles et puis je livre tout ça à l’auteur (les notes « à chaud » et la synthèse) et on en discute. C’est un travail passionnant.

L’alpha-lecture c’est plus ou moins la même chose en ce qui concerne les outils (les notes et la synthèse) mais l’exercice est un peu différent. Je prends les projets à leurs prémisses ou en cours de route et je lis le texte au fur et à mesure de sa rédaction. On fait des points réguliers avec l’auteur, tous les mois. On est amené à échanger autour des fiches personnages, de la construction de l’intrigue, du plan … C’est intense mais absolument fascinant de voir un roman s’élaborer sous nos yeux.

Les prestations de Wonder Factory

As-tu des conseils à donner aux écrivains débutants ?

De ne rien lâcher ? De croire en leurs capacités : l’écriture c’est un art, mais aussi une forme d’artisanat. On peut apprendre, se perfectionner. Et pour ça il faut pratiquer, sans relâche. Évidemment que l’inspiration ne se contrôle pas, bien sûr que certains sont naturellement doués. Mais je ne crois pas au mythe du talent divin qui ne touche que quelques élus. Même si on part de plus loin que d’autres, avec du travail tout le monde peut écrire.

Cette expérience pro t’apporte-t-elle quelque chose dans ta propre manière d’écrire ? Dans ton rapport avec ton métier d’éditrice ?

Oh que oui ! Mon travail auprès d’écrivains en général (que ce soit en freelance ou pour Magic Mirror) me fait grandir chaque jour. J’adore apprendre et finalement décortiquer les textes des autres, les accompagner, essayer de les comprendre en profondeur, ça m’aide aussi à nourrir mon écrivain intérieur. Je ne suis clairement pas la même autrice qu’il y a 6 ans (et spoiler, je pense que celle d’aujourd’hui écrit mieux :p). D’un autre côté, je passe beaucoup de temps à remplir ma caisse à outil de nouvelles techniques, de nouvelles pistes de réflexions, en consommant beaucoup d’ouvrages théoriques (sur la narratologie, la stylistique etc). Et ça, je pense que je n’aurais pas le courage de m’y atteler si ce n’était pas pour le travail.

Pour ce qui est de mon rapport au métier d’éditrice, bien sûr que ça l’a fait évoluer. Notamment parce qu’en plus des textes, j’accompagne les personnes qui les ont écrits. Certains me confient leurs expériences passées, d’autres me demandent conseil pour des contrats d’édition qu’ils sont sur le point de signer. Cela me permet de découvrir un pan un peu caché du métier d’éditeur : comment ça se passe chez les confrères !

Par ailleurs, quand je me suis lancée en tant que bêta-lectrice freelance, je pensais que j’allais faire ce que je faisais déjà pour les auteurs Magic Mirror. Mais je me suis vite rendu compte que ma position et mon approche étaient radicalement différentes. Quand je travaille sur des manuscrits pour Magic Mirror, ce sont des textes que nous avons choisis. Ils nous ont déjà séduits et on est là pour les aider à atteindre leur plein potentiel. Mais j’ai toujours peur d’avoir un ascendant sur le texte, que ma position d’éditrice force quelque par l’auteur à adopter ma vision. Du coup je suis trèèèès prudente dans mes commentaires, je les soupèse 20 fois avant de les formuler et je ne les partage que s’ils me semblent réellement pertinents. De l’autre côté, en tant que bêta-lectrice, je suis payée pour accompagner un texte que je n’ai pas choisi, afin que d’autres (éditeurs ou lecteurs) puissent le choisir. La position est complètement différente et je me sens alors plus libre dans mes commentaires, mes remarques et mes échanges avec l’auteur (même si je soupèse tout de même la pertinence de ce que je m’apprête à dire avant de le faire 😉 )

La chaîne YouTube de Sandy

Éditrice, bêta-lectrice, mais je te sais également autrice. Après avoir auto-édité ton roman Le Chant du Cygne, tu consacres dorénavant tes vendredis à l’écriture de ton projet actuel. Acceptes-tu de nous en parler ?

Oui bien sûr ! C’est vrai que j’ai du mal à m’exprimer à ce sujet : ne dit-on pas que les cordonniers sont les plus mal chaussés ? Et de par mon métier, j’ai l’impression que l’on va m’attendre au tournant haha. 

Le Chant du Cygne est un texte que j’ai commencé au lycée et que j’ai péniblement achevé 7 ans plus tard. Je ne l’ai pas vraiment auto-édité : j’ai simplement fait imprimer quelques exemplaires pour mes proches mais ils ne sont pas du tout destinés à la vente. Et honnêtement je pense que ce livre regroupe tous les défauts possibles de l’écrivain débutant. Il pourrait servir d’exemple de ce qu’il ne faut pas faire !

Quel type d’autrice es-tu ? L’architecte qui planifie tout à l’avance ou la jardinière qui se laisse porter et surprendre par son histoire ?

Je crois que j’ai toujours été une architecte qui s’ignorait. J’ai écrit Le Chant du cygne en sachant où j’allais mais sans rien planifier, en changeant quatre fois de thématique en cours de route. Et clairement ça explique le rendant très bancal de ce texte.

Mon projet actuel, je l’ai commencé en ayant l’impression de le préparer. J’ai écrit des pages et des pages au sujet des personnages et de l’histoire de mon monde. J’avais le début et la fin de mon intrigue et je me suis dit « Let’s go, on verra bien pour le milieu, j’ai déjà bien planifié ! ». C’était il y a 6 ans. J’ai mis 5 ans à écrire 6 chapitres et depuis l’année dernière, je m’y suis remis sérieusement. J’ai repris mes notes et la planification. Une année et 20 chapitres plus tard, je vois presque le bout de ce projet (enfin du premier jet). Mais je sais que je vais avoir un gros travail de remaniement pour corriger mes lacunes de conception initiales.

Mon troisième roman sera, enfin, le fruit d’un travail préparatoire complet et organisé. Parce que c’est en étant une architecte que je me sens la plus efficace. (J’ai hâte de m’y mettre !)

Quel processus dans l’écriture te plaît le plus ? Au contraire, lequel te plaît le moins ?

Je crois que ce qui m’excite le plus c’est la création pure. Jeter ses premières idées sur un carnet de notes et voir les lignes d’un monde se dessiner. Explorer les possibles de l’histoire, inventer des personnages, les effacer, recommencer, chercher les connexions, essayer de se comprendre soi-même, d’organiser le chaos. Donc je dirais tout le travail préparatoire à l’écriture.

Paradoxalement, l’écriture en elle-même est peut-être ce que j’aime le moins. C’est toujours un moment difficile pour moi. Face à mon clavier, j’ai l’impression de devoir affronter mes plus grandes insécurités et mes failles les plus profondes. Au bout du compte, c’est cathartique, mais la phase d’écriture n’est pas toujours une partie de plaisir pour moi.

Wonder Factory : le site internet de Sandy

Peux-tu nous dire quelques mots sur tes futurs projets, qu’ils soient du côté de l’édition, de l’écriture ou de la bêta-lecture ?

Côté édition, on va continuer sur notre lancée avec Magic Mirror, la collection Beyond ouvre bientôt et elle nous occupe pas mal. On va bientôt travailler sur un nouveau projet de livre illustré dont je ne peux pas révéler plus pour le moment mais j’ai tellement hâte de le voir naître !

Côté Wonder Factory, je lance tout prochainement un projet sur lequel je travaille depuis l’été 2021 : une plateforme de cours vidéo autour de l’écriture. J’y partagerais le fruit de mes expériences et de mes recherches en la matière.

Enfin côté écriture, j’espère boucler dans les semaines à venir ce deuxième roman pour l’envoyer à mes futures bêta-lectrices qui patientent depuis … trop longtemps ?

Encore merci Sandy pour tes réponses ! 🙂

5 réflexions au sujet de “Rencontre avec une éditrice : Sandy Ruperti de Magic Mirror Editions”

  1. « On va bientôt travailler sur un nouveau projet de livre illustré » –> danse de la joie, paillettes dans les yeux, hurlements de gamine en furie, claquement de mains enjoués ^^

    Passionnante interview ! Merci beaucoup ! J’aime bien savoir qui est la personne derrière la fonction.
    Sandy pour moi est un modèle de combativité, elle s’est construite toute seule et ne doit rien à personne. J’admire sa ténacité, sa façon de se retrousser les manches et de ne pas avoir peur de l’ampleur du travail à mener. Je me suis souvent demandé si elle avait un retourneur de temps ou combien d’heures elle dormait la nuit !!
    J’aime beaucoup le souci de perfection qu’elle met dans tout ce qu’elle entreprend, et sa manière de se réinventer à chaque fois. Ce qu’elle a créé est franchement génial, et un beau pied de nez aussi à l’université française qui n’a pas su déceler la magie et la force de travail chez elle. Tant pis pour la recherche française, tant mieux pour les lecteurs de MME !

    J’espère la rencontrer un jour, dans la vraie vie. C’est quelqu’un qui m’inspire beaucoup et j’aimerais bcp pouvoir échanger en vrai avec elle.

    Aimé par 1 personne

  2. Merci pour ton passage, contente que l’interview t’ait plue 😀

    Ma rencontre avec Sandy a changé ma vie car c’est grâce à Magic Mirror que j’ai pu me faire publier. Moi aussi j’espère pouvoir la rencontrer en vrai un jour 🙂

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