Lectures

Déracinée – Naomi Novik

Bonjour tout le monde ! Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Déracinée de Naomi Novik, publié chez J’ai Lu. Intriguée par cette histoire aux allures de folklore polonais, je me suis plongée dans ce roman et je vous en parle plus en détails :

Titre : Déracinée (Uprooted en VO)

Autrice : Naomi Novik

Editeur : J’ai Lu

Pages : 508 pages

Depuis toujours, le village de Dvernik est protégé des assauts du Bois – une forêt maléfique douée d’une volonté propre – par le «Dragon», un puissant magicien. Celui-ci, en échange de ses services, prélève un lourd tribut : à chaque génération, la plus jolie jeune femme de la communauté disparaît dans sa tour. Cette année, c’est Kasia qui sera choisie. Forcément, c’est la plus belle, la plus populaire. Personne n’en doute, et encore moins Agnieszka, qui n’a jamais voulu de cet honneur. Mais les choses ne vont pourtant pas se passer comme prévu, et Agnieszka va découvrir un monde au-delà de l’entendement…

Voici un roman qui me faisait de l’œil depuis longtemps ! Passionné par les contes de fées et autres folklores, la thématique de Déracinée avait tout pour m’accrocher. Cependant, j’avais vu passé pas mal d’avis négatifs sur la communauté anglophone, sans jamais rentrer dans les détails pour ne pas être découragée. Quelques années plus tard, je me suis enfin lancée, l’ayant trouvé chez Cultura au mois de mars, le dernier jour avant la fermeture des libraires… Était-ce un signe du destin pour me dire « c’est ta dernière chance ? » Je l’ai acheté et je l’ai dévoré.

Avertissement : Je tiens à préciser que ce roman contient une tentative de viol qui pourrait choquer certains lecteurs.

Si vous connaissez mon roman La Bête du Bois Perdu, alors vous savez à quel point j’adore les forêts ensorcelantes. Voilà ce qui m’a tout de suite parlé à la lecture du résumé. Le Bois est une entité maléfique à sa volonté propre qui vous donnera des frissons. Ce lieu à l’atmosphère empoisonnée va vous intoxiquer et vous mettre en danger de mort si vous avez le malheur de vous approcher de trop près. Ses victimes perdent toute leur humanité et périssent dans de terribles souffrances. De plus, il est hanté par des monstres végétaux issus de mes cauchemars. Nous avons par exemple ces espèces de mantes religieuses végétales dont les bras désarticulés peuvent vous arracher le coeur. Vous l’avez compris, l’atmosphère de Déracinée m’a complètement séduite. C’est le point fort de son roman, peu mis en avant dans son résumé. Car assez tôt dans le récit, on comprend que ce n’est pas une simple histoire de Belle (Agnieszka) allant vivre dans la tour de la Bête (le Dragon), mais bien une lutte contre ce mal ancien et enfui au plus profond de la terre.

J’ai beaucoup apprécié l’héroïne. Agnieszka est une jeune fille marginale, sans tomber dans le cliché du « je ne suis pas comme les autres filles ». Un peu maladroite, un peu désorganisée, elle n’a rien à avoir avec les autres adolescentes du village, entrainées toute leur vie pour devenir la servante du Dragon. Mais au fur et à mesure de l’intrigue, elle se montre de plus en plus résiliente, courageuse et pleine de ressource. Je ne préfère pas en dire plus, mais j’ai adoré la conclusion de son histoire, que je trouve parfaite. J’ai également aimé le lien avec sa meilleure amie Kasia. Leurs caractères différentes se complètent parfaitement et cela fait du bien d’avoir une amitié entre deux femmes au coeur de l’intrigue.

J’accorde moins d’intérêt au Dragon, dont le personnage ressemble davantage à l’archétype de l’homme froid, peu causant avec l’héroïne et plein de mystère (même si cela peut être bien fait comme Thorn dans La Passe-Miroir). Si Agnieska et lui sont intéressants de façon individuelle, leur relation est le point faible du roman. J’aurais préféré qu’ils aient seulement un lien élève/précepteur plutôt qu’une « histoire d’amour ». Le Dragon considère la jeune fille comme une idiote et cela tout le long de l’histoire, il n’y a pas vraiment de développement et je trouve même son traitement assez blessant. Agnieska mérite de mieux. De plus, il y a une scène qui m’a genée. Un homme essaye de la violer, elle se défend. Mais le Dragon, au lieu de l’aider après ce qu’elle a subi, lui reproche de s’être défendue, car à cause de cela il va devoir réparer les dégâts… Super, M. le Dragon !

Je terminerai sur le système de magie, au cœur de l’intrigue puisque Agnieszka va développer ses pouvoirs pour vaincre le Mal. Contrairement au Dragon, sa magie est brute, intuitive et ne suit pas les règles, ce qui ne cesse d’exaspérer son maître. Mais quelles règles ? Celles-ci ne sont pas clairement définies, on se contente juste de découvrir des formules magiques ici et là. Cela ne m’a pas dérangée, mais peut-être que certains lecteurs trouveront frustrants de survoler ce système magique plein de promesses sans jamais l’exploiter plus que cela.

Si elle n’est pas exempte de défauts, Déracinée reste donc une œuvre que je vous conseille par son ambiance à la fois sombre et merveilleuse, digne des contes d’autrefois.

+ Le Bois, un antagoniste aussi fascinant que terrifiant

+ Une héroïne pleine de ressources et de courage

Un couple peu crédible sans réel développement du côté du personnage masculin

D’autres avis sur Déracinée : La Traque des Mots, Paillettes Parisiennes, Les Histoires de Solène, Le Blog de Yuko, Le Chant des Druides, Le Blog des Livres qui Rêvent, Le Syndrome Quickson, Les chasseuses de livres, Sometimes a book, Les deux artistes

4 réflexions au sujet de “Déracinée – Naomi Novik”

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